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Le traumatisme des Français par les bombardements des alliés en France? « Lorsque, le 4 septembre, le commandement britannique lance son ultimatum à la garnison (note dt, allemande, dirigée par le colonel Wildelmuth), le 1er British Corps du général Crocker a terminé sa mise en place pour lancer l'attaque. Près de 45 000 combattants parfaitement aguerris et un matériel moderne très étoffé. Depuis 10 jours, on a minutieusement planifié, observé, tâté l'adversaire. Dans la planification ont été inclus des bombardements massifs, pour "ramollir la résistance".
« Or, lors des pourparlers qui suivent l'ultimatum, les Britanniques ont noté la demande du colonel Wildelmuth de l'autoriser à évacuer la population civile. Le commandement britannique croit sentir dans cette demande un manque de détermination du chef allemand. Il va tenter une pression morale et psychologique supplémentaire sur celui-ci. L'importance d'une reddition rapide pour les suites de l'opération lancée vers l'Allemagne est telle qu'elle autorise ce coup de poker : les Anglais refusent l'évacuation croyant par là faire céder l'adversaire. L'Allemand rejette l'ultimatum.
« Le premier gros bombardement a lieu le 5 septembre de 17 h 45 à 19 h 30, sur le centre de la ville, où il n'y a pas d'objectifs militaires : 1820 tonnes de bombes explosives, 30000 bombes incendiaires, 1 tonne d'explosif par 720 mètres carrés, une bombe incendiaire tous les 43 mètres carrés. Près de 3000 civils tués. Le lendemain matin, malgré les supplications du clergé, Wildelmuth, qui déclare avoir tout tenté pour faire évacuer la population, confirme sa décision. Il se battra. C'est alors six jours de bombardement par air, terre, mer : 400 canons tirent sans discontinuer.
L'assaut, planifié de main de maître et structuré comme un mécanisme d'horlogerie, est lancé le 10 septembre à 18 h 15. Le 12, à 17 h 00, l'affaire est pratiquement terminée. Les ruines du Havre sont aux mains des Britanniques.
« Il est vrai que ces derniers ont perdu près de 400 officiers et soldats et qu'au moment de la trouée, dans la première heure, près de 50 chars et engins spéciaux ont sauté sur les champs de mines ou été détruits par le feu des défenseurs.
« Les Allemands compteront près de 600 tués, la plupart lors des bombardements, qui ont complètement désorganisé toute résistance cohérente. [...] »
Entre le 4 et le 10 septembre, la ville fut détruite à 85 pour cent. Elle reçut 12 000 tonnes de bombes en 152 bombardements qui firent plus de 5 000 morts parmi les civils et laissèrent 35 000 sinistrés complets et 65 000 sinistrés partiels.
« Une tache de feu et de sang, écrit François Poupel, semblait ternir non seulement la libération du Havre mais celle du territoire tout entier. Un officier anglais, le journaliste écrivain W. Douglas Home, capitaine, appartenant aux unités qui assiègent Le Havre, refuse obéissance, le 4 septembre, lorsqu'il apprend que le commandement a décidé de raser la ville après en avoir refusé l'évacuation. Ce scandale lui coûtera ses galons et huit mois de prison.
« "Ce n'est pas la guerre, c'est un meurtre", dira sous le coup de l'émotion le patron de l'opération, le général J. T. Crocker, qui commande le corps d'armée, en contemplant, le 10 septembre, le déversement des bombes sur le camp retranché.
« En dégageant sa responsabilité et celle de ses troupes, qui n'ont pas participé au siège, le nouveau gouverneur du Havre libéré se dira "honteux et choqué par la destruction insensée de la ville".
« Pourquoi, pourquoi une telle furie, pour prendre la forteresse du Havre ? Pourquoi avoir exigé de tels sacrifices d'une population qui attendait avec tant d'espoir sa libération ? »
L'été 1944, Le jour le plus beau, p. 285-286.
Pour beaucoup de Français, la surprise des 6 et 7 juin (1944) fut totale. Pour les autres, ils s'attendaient en général à des bombardements limités et n'avaient pas osé imaginer les effets réellement produits. Pour les historiens, qui ont étudié la façon dont les populations prisonnières de l'Histoire ont perpétué la mémoire du débarquement, de la bataille et de la Libération, la conclusion ne fait aucun doute : les bombardements restent le pivot central autour duquel gravite la mémoire de l'été 1944. La place réservée à l'arrivée des libérateurs dans les récits d'époque est plus restreinte. On retient mieux les événements dont on a été l'acteur que ceux dont on a été le spectateur.
Tunnel Jenner, 1944 : Le travaux avancent à une vitesse record, si bien qu'une première galerie, l'actuelle tube montant est prêt au début de l'année 1944. La 2eme galerie, le tube descendant ne sera totalement percé qu'au début des années 50.
C'est ainsi qu'arrive le drame, le 7 Septembre 1944, alors que depuis 2 jours Le Havre croule sous une avalanche de bombes. Ce jour là, une nouvelle vague de bombardiers arrive au dessus du Havre. Les habitants ayant déjà vécu les terribles bombardements des 5 et 6 Septembre, courent à perdre haleine pour trouver un abris. Parmis eux, beaucoup franchissent les barrières de chantier, au niveau de la place Jenner, pour se réfugier dans le tunnel descendant. Les premières bombes tombent. L'une d'entre elle s'abat et explose devant l'entrée de la galerie, obstruant totalement son accès. 800 Havrais sont prisoniers dans ce cul de sac. Il faudra plusieurs jours pour sortir 2 rescapés seulement. Les 800 autres sont tous morts d'asphixie. Aujourd'hui leur corps repose juste au dessus, dans le Cimetière Sainte Marie.
http://lehavrephoto.canalblog.com/archiv?
http://www.ville-lehavre.fr/delia-CMS/ar?
Fontaine-la-Mallet : bombardée en septembre 1944. Rasée à 99 %. Une seule maison de couleur rouge rescapée. Aujourd'hui détruite.
http://lehavredavant.canalblog.com/tag/f?
Montivilliers : http://montivilliers.unblog.fr/2008/09/
http://lehavre.1944.free.fr/2siege.htm
Enculés d'alliés. J'ai mes propres raisons. Ni Dieu Ni Maître
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